PFWB : Augmentation du seuil de réussite (60%)
La Ministre Valérie Glatigny a déposé un texte visant à augmenter la note minimale de réussite au CEB, au CE1D et au CESS, en la faisant passer de 50 % à 60 %. Selon elle, un seuil plus élevé motiverait davantage les élèves à apprendre.

Je conteste fermement cette approche. D'abord parce qu'aucune étude scientifique ne vient étayer ce « sentiment ». Ensuite parce que les acteurs de l'enseignement (enseignants, directions, experts) ne soutiennent pas ce projet et en pointent clairement les risques : une hausse de l'échec scolaire et du décrochage, en particulier chez les élèves les plus fragilisés.
L'excellence ne dépend pas d'un chiffre arbitraire. Elle repose sur des choix pédagogiques solides :
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l'ambition des apprentissages,
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des évaluations régulières qui permettent de donner des feedbacks utiles aux élèves sur leurs lacunes et leurs besoins,
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des moyens à la hauteur des ambitions pour réellement soutenir les apprentissages.
Ces objectifs étaient au cœur de la réforme du tronc commun. Or, jour après jour, cette vision est détricotée, au détriment de l'efficacité pédagogique et de l'égalité des chances.
L'école doit viser la réussite de tous par des politiques cohérentes et étayées, pas l'illusion d'une exigence imposée à l'aveugle. J'appelle le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles à revenir à une approche fondée sur la recherche, l'écoute du terrain et l'investissement dans l'enseignement.