« La culture est essentielle » : des discours aux actes, un fossé inquiétant

31/01/2026

On entend souvent des responsables politiques du MR et des Engagés affirmer que la culture est essentielle. Mais lorsqu'on regarde les décisions prises, le contraste avec les discours est frappant.

Dans les faits, ces choix politiques fragilisent tout un secteur. La hausse de la TVA sur une partie de la culture, qui passe de 6 % à 12 % pour de nombreuses activités culturelles, sportives et de loisirs, renchérit l'accès à la culture. Certaines disciplines comme le théâtre, l'opéra ou le cirque bénéficient d'exceptions, créant une hiérarchisation discutable entre pratiques culturelles.

À cela s'ajoutent des coupes budgétaires dans les festivals et chez les opérateurs culturels, ainsi qu'une baisse des soutiens publics. Résultat : l'inclusivité recule, l'accès à la culture devient plus cher, et de nombreux acteurs peinent à maintenir leurs activités.

Les conséquences sont concrètes : des festivals populaires pénalisés, des salles et des opérateurs culturels fragilisés, et le risque grandissant d'une culture à deux vitesses, où certains genres seraient jugés plus « méritants » que d'autres.

La culture ne se défend pas avec de belles phrases, mais avec des choix politiques cohérents. Aujourd'hui, il existe un fossé préoccupant entre les discours et la réalité du terrain. Oui, la culture est essentielle. Encore faut-il la soutenir réellement, et non l'asphyxier.