PFWB : Défendre le brevet infirmier, c’est défendre l’accès aux soins
Une décision particulièrement préoccupante a été annoncée par le Gouvernement MR–Les Engagés : la volonté de supprimer, dès 2025-2026, la formation du brevet infirmier, qui constitue aujourd'hui l'une des deux voies d'accès au métier d'infirmier·ère.

Cette décision a été prise dans la précipitation, sans évaluation approfondie et sans réelle concertation avec les acteurs de terrain : établissements de formation, professionnel·les de la santé, hôpitaux ou maisons de repos. Pourtant, chacun sait à quel point le secteur des soins est déjà sous pression.
Supprimer le brevet infirmier, c'est prendre le risque de conséquences lourdes et durables. D'abord, cela restreindrait l'accès à la profession, en particulier pour les étudiant·es qui ne disposent pas d'un CESS, mais qui trouvent aujourd'hui dans cette filière une opportunité de formation et d'émancipation. Ensuite, cette réforme renchérirait fortement le coût des études, pouvant aller jusqu'à 4.776 euros, un obstacle supplémentaire pour de nombreuses familles. Enfin — et c'est peut-être le plus grave — elle aggraverait la pénurie d'infirmier·ères, alors que nos hôpitaux et maisons de repos manquent déjà cruellement de personnel.
Face à cette situation, avec le groupe PS, j'ai pris mes responsabilités. Nous avons déposé une proposition de résolution visant à :
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maintenir la formation du brevet infirmier,
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évaluer sérieusement les impacts de toute réforme avant de la mettre en œuvre,
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garantir une filière de formation claire, correctement financée et accessible à toutes et tous.
On ne réforme pas un secteur déjà en souffrance sans vision, sans dialogue et sans filet de sécurité. Défendre le brevet infirmier, c'est défendre l'égalité des chances, la qualité des soins et la pérennité de notre système de santé. C'est un combat que je continuerai à mener, avec et pour vous.